<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<sc:item xmlns:sc="http://www.utc.fr/ics/scenari/v3/core"><of:page xmlns:of="scpf.org:office" xmlns:sp="http://www.utc.fr/ics/scenari/v3/primitive" xmlns:sc="http://www.utc.fr/ics/scenari/v3/core"><of:pageM><sp:title>Analyse du confort et de la tenue de route</sp:title></of:pageM><sp:main><of:section><of:sectionM><sp:title>Analyse du confort et de la tenue de route</sp:title></of:sectionM><sp:content><of:fragment><sp:info><of:block><of:blockM><sp:title>Analyse du confort</sp:title></of:blockM><sp:co><of:flow><sp:txt><of:txt><sc:para xml:space="preserve">On peut analyser le confort de la suspension mécanique à partir de la courbe de la fonction de transfert déplacement caisse / entrées sol.</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t112" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/analyse-caisse.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t3">On observe que la caisse suit les perturbations du sol jusqu'à environ 1 Hz, puis elle filtre les perturbations de fréquences plus élevées (valeurs du gain très négatives).</sc:para></of:txt></sp:txt></of:flow></sp:co></of:block></sp:info><sp:info><of:block><of:blockM><sp:title>Analyse de la tenue de route</sp:title></of:blockM><sp:co><of:flow><sp:txt><of:txt><sc:para xml:space="preserve">On peut analyser la tenue de route de la suspension mécanique à partir de la courbe de la fonction de transfert déplacement roue / entrées sol.</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t114" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/analyse-roue.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t5">On observe que la roue suit les perturbations du sol jusqu'à environ 10 Hz, puis elle filtre les perturbations de fréquences plus élevées.</sc:para></of:txt></sp:txt></of:flow></sp:co></of:block></sp:info><sp:info><of:block><of:blockM><sp:title>Problème du « mal des transports »</sp:title></of:blockM><sp:co><of:flow><sp:txt><of:txt><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t18">Un point souvent critique est le dépassement de consigne obtenu sur la caisse pour la fréquence de 1 Hz. En effet, certains organes du corps humain possèdent des fréquences très proches de 1 Hz, notamment l'estomac, ce qui est à l'origine du « mal de mer » ou plus généralement du « mal des transports ». En conséquence, ce « rebond » vers 1 Hz n'est pas nécessairement souhaitable. L'idée serait alors d'amortir encore plus la suspension afin « gommer » ce dépassement. En effet, si on passe la valeur de l'amortissement à 3000 N/(m/s), ce dépassement devient très limité comme le montre la courbe ci-après :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t21" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-caisse_02.jpg"/><sc:extBlock role="img" sc:id="t22" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-roue_02.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t103">D'un point de vue tenue de route, l'amélioration est également assez nette. La roue ne risque pas de quitter le sol, ni à la fréquence caisse de 1Hz, ni à la fréquence roue car les deux dépassements sont amoindris. La tenue de route est donc grandement améliorée.</sc:para><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t25">Toutefois, l'augmentation de la valeur de l'amortissement accroît le gain de la fonction de transfert de la caisse pour les moyennes et hautes fréquences. Il y a donc une remontée des vibrations issues de la route et ceci dans des fréquences très désagréables. La suspension est alors trop « raide ». C'est ce que l'on appelle le compromis confort / tenue de route. ; il n'est pas possible d'améliorer les deux critères en même temps. C'est pour cette raison qu'il existe des véhicules typés « sport » à suspension assez raide et des véhicules typés « confort » à suspension plus molle.</sc:para></of:txt></sp:txt></of:flow></sp:co></of:block></sp:info><sp:info><of:block><of:blockM><sp:title>L'amortisseur « Skyhook »</sp:title></of:blockM><sp:co><of:flow><sp:txt><of:txt><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t28">Du fait de ce compromis à respecter, un nouveau type d'amortisseur a été « inventé ». En effet, puisqu'il est souhaitable de n'amortir que la caisse seule, il est  « possible » de créer un amortisseur du type de celui déjà montré précédemment, qui possède la particularité de n'amortir que la caisse.</sc:para><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t166">Les graphes ci-dessous permettent de comparer les fonctions de transfert pour différents réglages de suspension :</sc:para><sc:orderedList sc:id="t124"><sc:listItem sc:id="t125"><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t167">amortisseur classique à 1000 N/(m/s) ;</sc:para></sc:listItem><sc:listItem sc:id="t126"><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t168">amortisseur classique à 3000 N/(m/s) ;</sc:para></sc:listItem><sc:listItem sc:id="t127"><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t169">amortisseur « Skyhook » à 2000 N/(m/s).</sc:para></sc:listItem></sc:orderedList><sc:extBlock role="img" sc:id="t37" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-caisse_03.jpg"/><sc:extBlock role="img" sc:id="t45" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-roue_03.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t34">Il apparaît clairement que cet amortisseur « Skyhook » allie les avantages du filtrage sur la caisse à moyennes et hautes fréquences et le suivi de la route dans la gamme 0-10 Hz, le tout sans dépassement de la consigne (donc sans risque de décollement de la roue) : cet amortisseur met donc en défaut le compromis confort / tenue de route. Il est toutefois difficile à réaliser ; dans les faits, on peut mettre en œuvre le « Skyhook » par pilotage de l'amortisseur situé entre la roue et la caisse.</sc:para><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t47">Afin de placer cet amortisseur entre la roue et la caisse, l'amortisseur mécanique est modifié et un « amortisseur piloté » apparaît comme décrit sur la figure ci-dessous :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t176" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/skyhook_2.png"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t48">L'amortisseur passif reste mais celui-ci est piloté par une valve et devient donc « actif ». La force qu'il subit suit la fonction suivante :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t51" sc:refUri="/res/equations/suspension/meca/res_16.odf"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t117">en lieu et place de la fonction habituelle :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t52" sc:refUri="/res/equations/suspension/meca/res_17.odf"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t53">Ainsi, l'amortissement sera supérieur au niveau de la caisse par rapport à la roue.</sc:para><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t118">La réponse d'un tel amortisseur (2) comparée à un « Skyhook » théorique (1) est décrite sur les graphes ci-dessous.</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t56" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-caisse_04.jpg"/><sc:extBlock role="img" sc:id="t57" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/bode-roue_04.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t54">Les réponses des deux amortisseurs sont identiques. Il subsiste toutefois un obstacle à la mise en œuvre d'un tel amortisseur, qui réside dans un critère jusque là ignoré : le débattement de suspension.</sc:para></of:txt></sp:txt></of:flow></sp:co></of:block></sp:info><sp:info><of:block><of:blockM><sp:title>Débattement de suspension</sp:title></of:blockM><sp:co><of:flow><sp:txt><of:txt><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t58">Pour qu'une suspension puisse fonctionner correctement, le débattement autorisé par l'environnement doit être respecté. Celui-ci est en règle général limité par l'encombrement sous le véhicule, ce qui limite le débattement à +/- 10 cm. Le débattement de suspension est obtenu à partir de la fonction de transfert :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t156" sc:refUri="/res/equations/suspension/meca/res_18.odf"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t163">Comparaison du débattement d'un amortisseur classique (3000 N/(m/s)) (1) et d'un amortisseur « Skyhook » (2) :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t61" sc:refUri="/res/images/suspension/meca/debattement.jpg"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t79">À basse fréquence, l'amortisseur « Skyhook » utilise un débattement significatif. Les entrées sol basse fréquence sont généralement de plusieurs mètres car elles correspondent à des obstacles de type dos d'âne, par exemple. À titre d'exemple, on peut comparer les débattements des deux types d'amortisseurs pour une entrée sol de 1 m à 0,1 Hz.</sc:para><sc:itemizedList sc:id="t66"><sc:listItem sc:id="t67"><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t64">Pour l'amortisseur standard :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t88" sc:refUri="/res/equations/suspension/meca/res_20.odf"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t80">Ce qui donne un débattement de 0,01 m pour 1 m d'entrée sol.</sc:para></sc:listItem></sc:itemizedList><sc:itemizedList sc:id="t85"><sc:listItem sc:id="t86"><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t84">Pour la suspension « Skyhook » :</sc:para><sc:extBlock role="img" sc:id="t138" sc:refUri="/res/equations/suspension/meca/res_19.odf"/><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t145">Ceci donne un débattement de 0.1 m pour 1 m d'entrée sol, soit un débattement dix fois supérieur à celui d'une suspension classique. Il est donc quasiment impossible de mettre en œuvre ce type d'amortisseur.</sc:para></sc:listItem></sc:itemizedList><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t100">Pour cette raison, on ne le rencontre que très peu en application sur des véhicules particuliers, en règle générale des véhicules tout-terrain. Le char Leclerc est équipé d'un tel dispositif, ce qui lui permet d'isoler la plateforme de tir des entrées sol et donc de pointer le tube correctement sur sa cible.</sc:para><sc:para xml:space="preserve" sc:id="t119">En conclusion,  trois critères permettant de déterminer quelle suspension est meilleure qu'une autre : le confort, la tenue de route et le débattement de suspension.</sc:para></of:txt></sp:txt></of:flow></sp:co></of:block></sp:info></of:fragment></sp:content></of:section></sp:main></of:page></sc:item>